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Les autorités administratives et communales privilégient le dialogue pour préserver la cohésion sociale.

Takpapiéni, 1 juilet 2026

Une délégation conjointe des autorités administratives et communales des préfectures de l’Oti-Sud et de la Kéran s’est rendue à Lokpiéka, localité relevant du village de Takpapiéni, afin d’apaiser une mésentente née autour de l’appartenance administrative de cette localité.

À l’origine de cette situation, une divergence de perception entre les communautés Lamba et Gan-Gam. Une partie des populations Lamba estime que le village de Lokpiéka qu’ils ont dénommé Kounanougou devrait être rattaché à la commune de Kéran 1. De leur côté, les propriétaires terriens de la localité, issus de la commune Oti-Sud 1, soutiennent que Lokpiéka relève historiquement et administrativement de leur territoire.

Face à cette situation susceptible d’affecter la paix et la cohabitation entre les communautés voisines, le préfet de l’Oti-Sud, M. SAMBIANI Fékimani, et son homologue de la préfecture de la Kéran, M. DOUTI N’Salma Mabiba, ont effectué une mission conjointe sur les lieux. Ils étaient accompagnés des maires des communes de Kéran 1 et d’Oti-Sud 1, dans une démarche de médiation et de concertation.

Au cours de cette rencontre, les différentes parties ont eu l’occasion d’exposer leurs préoccupations, leurs arguments et leur compréhension de la situation. Les autorités ont, quant à elles, insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue, la retenue et le respect des procédures administratives et légales pour toute question relative aux limites territoriales.

Les préfets ont rappelé que les différends fonciers ou administratifs ne doivent en aucun cas compromettre la paix, la fraternité et le vivre-ensemble qui unissent depuis des générations les populations des deux préfectures. Ils ont invité les protagonistes à éviter tout acte ou propos susceptible d’exacerber les tensions, tout en réaffirmant la disponibilité de l’administration à accompagner un règlement consensuel et conforme aux textes en vigueur.

Les maires des communes de Kéran 1 et d’Oti-Sud 1 ont, eux aussi, lancé un appel à la responsabilité des populations. Ils ont exhorté les habitants à préserver les liens de bon voisinage et à faire confiance aux institutions de la République pour trouver une solution durable à ce différend.

Cette mission conjointe témoigne de la volonté des autorités administratives et locales de prévenir toute escalade et de consolider la cohésion sociale dans cette zone frontalière entre les deux communes. Les échanges se sont déroulés dans un climat d’écoute et de respect mutuel, ouvrant la voie à la poursuite des concertations en vue d’un règlement pacifique de cette question d’intérêt communautaire.

Aimé BIAO

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